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 L'ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE INQUIÈTENT L'UNOS

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Philippe.R
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MessageSujet: L'ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE INQUIÈTENT L'UNOS   Mar 1 Mai - 21:04

LES FINALISTES À L'ÉLECTION
PRÉSIDENTIELLE INQUIÈTENT
L'UNOSTRA
C'est un véritable courant « anti camions » qui est en train de prendre forme dans cette élection, estime l'Unostra, après la lecture des programmes politiques et les rencontres avec les parlementaires des deux camps... L'organisation professionelle s'interroge : « Les finalistes ont-ils décalré la guerre aux
camions ? » Les deux finalistes ayant signé la charte de Nicolas Hulot, celle-ci risque bien « de détruire une activité essentielle à l'économie de notre pays », dit l'organisation professionnelle. L'Unostra affirme enfin qu'elle a répondu aux propositions des écologistes, en soulevant des interrogations sur le financement des projets. Elle s'offusque enfin lorsque Dominique Perben parle des camions comme « facteurs d'accidents », car « impliqué ne signifie pas responsable », rappelle l'organisation patronale. FG

transporteurs.net

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MessageSujet: Re: L'ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE INQUIÈTENT L'UNOS   Mer 2 Mai - 12:17

Ils ont raison de faire la remarque mais je ne pense pas qu'il soient véritablement inquiet car comme chaque fois les hommes politiques tapent sur les camions avant les élections et ne font rien après.

A noté qu'il y avait bien un point ou tous les candidats étaient d'accords c'est bien sur le fait qu'il fallait moins de camions.

C'est facile pour eux les routiers ne se défendent pas et le sujet est marche toujours.
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MessageSujet: Re: L'ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE INQUIÈTENT L'UNOS   Mer 2 Mai - 23:09

il fait bon dans toute l'europe, pourquoi ne pas prendre 2 semaines de vacances tous en meme temps, tout les camions aux parkings, ca ferai une semaine de joie pour les automobilistes et puis une semaine de pleurs pour qu'on reviennent sur les routes Laughing

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MessageSujet: Re: L'ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE INQUIÈTENT L'UNOS   Jeu 3 Mai - 0:33

Ça serai un bonne idée en effet surtout que plus de camion pour transporter l'essence je crois les larmes des automobiliste commenceraient plus tôt. lol!

C'est dommage qu'on ne puisse organiser ça une semaine de départ en vacance par exemple.
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MessageSujet: Re: L'ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE INQUIÈTENT L'UNOS   Jeu 3 Mai - 6:30

ha oui, en effet, la semaine idéal serai la semaine du 31 juillet / 1 aout Laughing

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MessageSujet: Re: L'ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE INQUIÈTENT L'UNOS   Jeu 3 Mai - 13:08

Plus d'essence et des milliers de voiture bloqué sur les autoroutes et routes suppliant les gouvernement de nous accorder tout ce que l'on veut.

Il faudrait en faire un filme tien ça serait marrant.
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MessageSujet: Re: L'ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE INQUIÈTENT L'UNOS   Jeu 3 Mai - 16:39

Voici l'interview de Ségolène ROYAL par l'officiel des transports:
Citation :
SÉGOLÈNE ROYAL

« Je suis favorable à une taxe pour les poids lourds »

Ségolène Royal s'engage en faveur des biocarburants, d'une taxation des poids lourds les plus polluants et d'une Europe sociale. Pour la candidate PS à l'élection présidentielle, l'harmonisation doit « tirer vers le haut » les autres pays, et non pas aller vers le moins-disant.

L'Officiel des Transporteurs : Les entreprises de transport routier sont confrontées à une hausse importante de leurs charges. Peut-on les aider, et comment, à affronter cette crise ?

Ségolène Royal : La hausse du prix du pétrole pèse indéniablement sur les charges des entreprises de transport routier, tant françaises qu'européennes. Des dispositions ont été prises l'an dernier pour compenser cette augmentation, par un dégrèvement de la taxe professionnelle. Il s'agit selon moi d'une mesure de court terme, compte tenu de l'élévation durable du cours du pétrole. Il nous faudra rechercher de véritables solutions alternatives au niveau communautaire pour rétablir des conditions de concurrence plus équitables. En effet, nos entreprises se plaignent davantage des distorsions de coûts vis-à-vis de leurs concurrents que du niveau du prix en lui même.

Pensez-vous que le développement des biocarburants puisse constituer une solution d'avenir face à la flambée du prix du pétrole ?

S.R. : Nous savons tous que l'envolée du prix du pétrole n'est pas conjoncturelle, compte tenu de l'épuisement des réserves et de la hausse de la consommation mondiale. C'est donc dès maintenant qu'il faut préparer l'après-pétrole : il s'agit d'un enjeu majeur. J'ai pris l'engagement, dans mon Pacte présidentiel, de faire de la France le pays de l'excellence environnementale, l'objectif est de réduire par 4 les rejets de gaz à effet de serre à l'horizon 2050, ce qui suppose des efforts adaptés sans querelle stérile de la part des secteurs économiques notamment ceux dépendant aujourd'hui de l'énergie pétrolière. Le développement des agrocarburants est l'une des solutions, une voie dans laquelle il faut s'engager. Je souhaite donc développer tous les carburants alternatifs pour de nouveaux types d'énergie. Je n'ignore pas que ce développement nécessite de très lourds investissements. C'est pourquoi j'entends privilégier dans un premier temps, à côté de l'expérimentation des agrocarburants de 2e génération, l'augmentation de la part d'éthanol et de diester dans l'essence et le gazole. Nous devrons aussi être très exigeants sur le mode de production des agrocarburants en terme de bilan écologique. C'est un enjeu important de recherche au niveau européen et de développement des emplois de demain. Je souhaite d'autre part mettre en place une fiscalité qui soit vraiment incitative, pour que le marché se développe rapidement et que les consommateurs soient incités à faire évoluer leurs comportements.

Quelles priorités doivent, selon vous, guider la politique d'aménagement du territoire en matière d'infrastructures de transport ?

S. R. : Pour moi, elle ne peut pas être dissociée du principe d'excellence environnementale que je défends. Elle passe par un équilibre nouveau à trouver entre les différents modes de transports pour privilégier à la tonne transportée les plus économes en énergie. Il s'agit donc de combiner transports ferroviaire et routier en favorisant le premier sur longue distance. Le transport routier apporte un service beaucoup plus adapté et flexible à la demande qui lui garantit un avenir à moyen et long terme, notamment dans les services de proximité. Il s'agira aussi en même temps de développer partout sur le territoire des infrastructures multi-modales permettant le passage d'un mode à l'autre.

Ma seconde priorité sera d'associer étroitement les régions à l'élaboration des plans d'infrastructures de transport. En effet, la décentralisation a beaucoup contribué à l'augmentation de l'offre de transport, grâce aux efforts considérables fournis par les collectivités locales en matière d'investissement pour une mobilité durable (...) Si l'État doit jouer un rôle, c'est celui de garant et non de gérant. Il doit créer les outils de coordination des politiques de transport et d'aménagement du territoire associant élus locaux, associations d'usagers, représentants des organisations professionnelles. Il doit également assurer l'égalité entre les territoires, par exemple par le biais d'un fonds national de péréquation. C'est pourquoi je souhaite que chaque transfert de responsabilités s'accompagne d'un transfert de ressources juste et préalablement discuté, au profit de la collectivité concernée.

Etes-vous favorable à une taxation des poids lourds pour l'usage des routes non concédées ?

S. R. : Oui, je suis favorable à une telle taxation. L'Allemagne l'a mise en place dès 2005 pour ses autoroutes, par le biais d'un péage électronique, et le bilan est positif. Le Royaume-Uni s'engage dans cette voie, avec une taxe sur le réseau routier dans son ensemble qui varie en fonction de la distance parcourue, du type d'infrastructure emprunté, de l'heure, mais aussi du niveau d'émissions polluantes. Le produit de cette taxe sera affecté au développement des transports collectifs. Le péage, dont le niveau ne doit toutefois pas affecter la compétitivité de nos entreprises de transport routier, pourrait être modulé en fonction de critères écologiques, selon l'exemple britannique.

Faut-il ou non revenir sur la privatisation des sociétés autoroutières ?

S.R. : La privatisation des sociétés autoroutières, décidée en catimini à l'été 2005 par le gouvernement, est un véritable bradage de notre patrimoine national, et une décision à courte vue. Alors que le réseau est désormais achevé, les emprunts remboursés et les dépenses réduites aux seuls frais d'entretien, ces concessions s'avéreront extrêmement lucratives pour les trois sociétés qui les ont remportées : environ 40 milliards d'euros de recettes en sont attendus d'ici 2032, alors que ces sociétés ont versé 14 Md€ à l'État pour solde de tout compte... Le Gouvernement a agi sans concertation, sans que le Parlement ne soit à aucun moment impliqué, au détriment de l'intérêt général mais pour le plus grand profit des sociétés privées. Si je suis élue, je mettrai en oeuvre tous les moyens possibles pour revenir sur les conséquences néfastes de cette décision pour les conducteurs et les contribuables français.

Le développement des modes de transport alternatifs à la route - le fluvial, le ferroviaire et le combiné - vous semble-t-il une priorité ?

S.R. : Le transport routier achemine environ 80 % des marchandises dans notre pays, tandis que la part du fret ferroviaire a diminué de moitié en 20 ans, pour se limiter à moins de 12 % aujourd'hui, et que celle du transport fluvial s'établit à 6 %. Les autoroutes de la mer, sur lesquelles s'était pourtant engagé le gouvernement, sont toujours à l'état de projet. Il faut selon moi rééquilibrer cette situation - qui est d'ailleurs atypique en Europe - et sortir du tout-routier en renforçant les autres modes de transport. Le développement du fret ferroviaire et du ferroutage, notamment, est trop longtemps resté une incantation, et nous devons nous montrer volontaristes, en lançant un plan de grande ampleur, qui doit s'inscrire dans une politique européenne des transports ambitieuse.

Comment infléchiriez-vous la politique menée ces dernières années à l'égard du secteur des transports de marchandises, sachant que le pavillon français ne cesse de perdre des parts de marché à l'international ?

S. R. : On constate effectivement un effritement de la position du pavillon français, par exemple face au développement des pavillons allemand et espagnol. En fait, le transport routier de marchandises rencontre les mêmes cycles de croissance que l'économie nationale, mais avec des amplitudes plus marquées ; la croissance molle que nous avons connue ces dernières années se traduit par un ralentissement de l'activité routière. La relance de la croissance économique, que je compte bien obtenir par une politique économique ambitieuse misant sur la recherche et l'innovation, doit permettre de renverser la tendance.

La véritable réponse se situe au niveau européen. Les socialistes militent comme vous le savez activement en faveur de l'harmonisation sociale et fiscale, et leur action à l'occasion de l'adoption de la directive Services atteste de la réalité de leur engagement. Je propose donc dans mon Pacte présidentiel d'oeuvrer pour tirer vers le haut le niveau de vie et la protection sociale dans tous les pays européens. C'est une réponse à la libéralisation du transport routier.

Êtes-vous favorable à un allègement du coût du travail pour les entreprises de transport routier et sous quelle forme ?

S. R. : Le transport routier, qui, avec environ 40 000 entreprises, emploie plus de 360 000 personnes, est une activité riche d'emplois, qu'il faut préserver. Pour autant, comme je l'ai dit, il ne me semble pas souhaitable de chercher à s'aligner sur le moins-disant social, face à la concurrence des autres pays européens, en cherchant à réduire à tout prix le coût du travail. Plus largement, cette question du coût du travail doit s'inscrire dans une réflexion économique globale, et pas uniquement sectorielle. À mon sens, la façon dont le travail est taxé n'est plus acceptable. Dans une économie comme la nôtre, marquée par une pénurie d'investissement et une faible mobilisation de ses capacités d'emploi, je juge indispensable de mettre la fiscalité prioritairement au service du travail et de l'appareil productif. Pour redonner à l'imposition des entreprises un rôle incitatif en matière d'emploi et d'investissement, je propose donc de moduler l'impôt sur les sociétés en fonction du taux de réinvestissement des bénéfices, ce qui favorisera de facto les PME et donc le transport routier.

Le dispositif national des contrôles et sanctions applicables au secteur routier doit-il, selon vous, être revu et dans quel sens ?

S. R. : Il me semble que la généralisation des chronotachygraphes numériques, depuis le 1er mai 2006, est une avancée. Elle devrait permettre d'améliorer la sécurité routière, de lutter plus efficacement contre la fraude et d'assurer une concurrence plus équitable entre les entreprises de transport routier. Il serait toutefois souhaitable de développer davantage les contrôles, et d'améliorer la coordination, d'une part, entre les différents services de contrôle compétents en France, d'autre part entre les services des pays européens.

Etes-vous favorable au relèvement, en France, du tonnage maximum des poids lourds à 44 t ?

S. R. : Un tel relèvement ne m'apparaît pas souhaitable. Une directive communautaire de 1996 interdit de trafic international les véhicules de plus de 40 t, et c'est ce seuil qui a été retenu par la France, ainsi que par des pays tels que l'Allemagne, l'Espagne ou encore le Portugal. Certes, certains pays européens ont décidé d'augmenter ce tonnage pour la circulation des poids lourds sur leur territoire. Néanmoins, cette hausse n'est pas sans conséquences pour la sécurité routière, mais aussi pour l'état des chaussées et la gestion des infrastructures. Le désengagement progressif de l'État sur les investissements routiers au cours des dernières années s'est traduit par un transfert vers les collectivités territoriales qui atteint aujourd'hui ses limites. De plus, un certain nombre d'exceptions aux 40 tonnes existe déjà en France, notamment pour les opérations de transport combiné rail-route, et en faveur des acheminements maritimes dans un rayon de 100 km.
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MessageSujet: Re: L'ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE INQUIÈTENT L'UNOS   Jeu 3 Mai - 16:41

Maintenant, celle de Nicolas SARKOZY toujours par l'officiel des transports:
Citation :
Il faut promouvoir le développement du ferroutage »

Nicolas Sarkozy souhaite mettre en place une taxe kilométrique pour les poids lourds. En contrepartie, il souhaite la suppression de la taxe à l'essieu et propose une réforme de la taxe professionnelle. Le candidat UMP à l'élection présidentielle veut développer les modes de transport alternatifs à la route ainsi que les biocarburants, qui seraient défiscaliser pendant 10 ans, et ne milite pas pour le 44 tonnes.

L'Officiel des Transporteurs : Les entreprises de transport routier sont confrontées à une hausse importante de leurs charges. Peut-on les aider, et comment, à affronter cette crise ?

Nicolas Sarkozy : Les chiffres parlent d'eux-mêmes : les entreprises françaises de transport routier de marchandises consacrent l'équivalent de 80 % de leur valeur ajoutée au paiement des cotisations sociales et des impôts divers qui pèsent sur elles. C'est deux fois plus qu'en Espagne. Conjuguée à la pression exercée sur les prix par la concurrence internationale, cette pression fiscale réduit à néant la marge des entreprises, qui est même devenue négative en 2005. Or à quoi bon travailler si c'est pour ne pas gagner d'argent, et même en perdre ? Je veux protéger les 240 000 salariés du transport routier, qui font un métier difficile et méritent d'être soutenus. Je pense que la décision récente de répercuter la hausse du prix du gazole dans le prix de vente du transport est une bonne chose, car elle reflète mieux la réalité des charges qui pèsent sur les entreprises de transport. Mais il faut aller plus loin. Nous ne ferons pas l'économie d'une réforme de la taxe professionnelle qui frappe trop lourdement les entreprises de transport, même si c'est une réforme difficile.

Pour les transporteurs routiers, seule une harmonisation des conditions d'exercice de leur activité (réglementation sociale, fiscalité, contrôles) au plan européen permettra d'assurer la pérennité des entreprises. Qu'en pensez-vous ?

N. S. : C'est indispensable, sauf si l'on veut se résigner à voir disparaître le pavillon français, ce que je refuse énergiquement. La priorité, je crois, est d'établir une harmonisation européenne des accises sur le gazole professionnel qui, en France, sont bien au-dessus de la moyenne communautaire. Je pense aussi que la mise en place d'une agence européenne de contrôle serait très utile pour veiller à ce que les contrôles des entreprises soient réalisés dans des conditions identiques dans tous les pays européens. Enfin, j'agirai à l'échelle européenne pour une harmonisation de la réglementation sociale. Je crois qu'il est tout à fait possible de ramener à plus de raison les pays qui pratiquent le dumping fiscal et social.

L'O.T. : Êtes-vous favorable à une taxation des poids lourds pour l'usage des routes non concédées ?

N. S. : Oui. Je souhaite que nous réfléchissions à la possibilité de créer une taxe kilométrique dont s'acquitteraient tous les poids lourds français et étrangers, pour l'utilisation des autoroutes non concédées et du réseau routier majeur. Cette taxe pourrait être compensée notamment par la suppression de la taxe à l'essieu. Je vois plusieurs intérêts à cette proposition. D'abord, elle remplace des charges spécifiques aux entreprises françaises par une charge qui s'applique à l'ensemble des transporteurs européens transitant par la France. Elle permet donc d'augmenter la compétitivité des entreprises françaises de transport routier. Ensuite, elle a un intérêt environnemental certain dans la mesure où elle encourage le ferroutage pour le transport de longue distance. Enfin, elle permettrait d'apporter des fonds à l'agence de financement des infrastructures de transport.

Je profite de cette question pour indiquer que, naturellement, la lutte contre le changement climatique et la diminution des émissions de gaz à effet de serre nous imposent de réfléchir au rôle que l'on veut donner au fret routier au regard de cette situation. Je ne suis pas de ceux qui feront dans la démagogie en stigmatisant le « tout camion ». Dans un pays comme le nôtre, dans une économie comme la nôtre, penser que l'on va pouvoir se passer des camions pour acheminer les marchandises traduit au mieux une méconnaissance du dossier, au pire un irréalisme total. Je veux donc développer les transports alternatifs pour les longues distances. Je veux que le coût des transports reflète mieux le prix des atteintes à l'environnement, d'où la redevance d'utilisation du réseau routier. Mais je veux aussi que nous fassions tout ce qu'il faut pour aider le secteur du transport routier à s'adapter à ce nouvel environnement de son activité et à investir dans des véhicules propres.

Faut-il ou non revenir sur la privatisation des sociétés autoroutières ?

N. S. : Non. Cela n'améliorerait en rien la qualité du service rendu par les sociétés autoroutières, et aurait un coût prohibitif pour les finances publiques. La politique des transports doit être animée par un souci d'efficacité et de qualité, pas par des intentions idéologiques.

Quelles priorités doivent, selon vous, guider la politique d'aménagement du territoire en matière d'infrastructures de transport ?

N. S. : Il me semble raisonnable de consacrer, comme le propose le CIADT de décembre 2003, les trois quarts des nouveaux investissements aux infrastructures ferroviaires et le reste, aux infrastructures routières. Pour promouvoir le développement du ferroutage, il faut améliorer la desserte ferroviaire du territoire. Cela ne veut pas dire, cependant, qu'il faille abandonner tout projet d'infrastructure routière. Mais compte tenu de la qualité de la desserte routière dont dispose notre territoire, ces projets doivent se concentrer en priorité sur les axes où ils permettent d'apporter une vraie valeur ajoutée.

Le développement des modes de transport alternatifs à la route ¯ le fluvial, le ferroviaire et le combiné ¯ vous semble-t-il une priorité ? Comment encourager un tel mouvement ?

N. S. : C'est plus qu'une priorité, c'est indispensable et c'est l'avenir ! Concentrer l'augmentation des échanges sur un seul mode de transport, c'est se vouer à l'asphyxie. Il ne s'agit pas cependant dans mon esprit de substituer un mode de transport à un autre, mais bien plutôt de créer des complémentarités qui permettront de répartir la croissance des échanges sur l'ensemble des modes de transport et de lutter ensemble contre le changement climatique. Pour y parvenir, il sera cependant nécessaire que la SNCF entreprenne une rénovation complète de son système de fret, ce qui lui permettra en outre de prendre toute sa part dans la libéralisation du transport.

Pensez-vous que le développement des biocarburants puisse constituer une solution d'avenir face à la flambée du prix du pétrole ?

N. S. : Le développement des biocarburants est nécessaire sur le plan environnemental pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Pour que leur coût soit vraiment moins élevé que celui du carburant d'origine fossile, je propose de les défiscaliser pendant 10 ans.

La création d'un ministère du développement durable qui chapeaute l'écologie et les Transports ne risque-t-elle pas d'aboutir à des arbitrages à sens unique en défaveur du transport routier ?

N.S. : Je crois au contraire que c'est la meilleure façon de montrer que le secteur du transport n'est pas l'ennemi, mais le partenaire indispensable de la lutte contre la pollution atmosphérique et les émissions de gaz à effet de serre.

Le dispositif national des contrôles et des sanctions applicable au secteur routier doit-il, selon vous, être revu et dans quel sens ?

N.S. : Je pense que ce dispositif de contrôles et de sanctions doit désormais se concevoir à l'échelle européenne. A cette fin, il faut notamment développer l'immobilisation des véhicules qui est la sanction la plus efficace à l'encontre des transporteurs routiers dont les infractions sont, non seulement une atteinte à la sécurité routière, mais aussi aux règles de la concurrence. Pour que cette mesure soit réellement effective, il convient de créer en France des aires d'immobilisation des véhicules.

Êtes-vous favorable au relèvement, en France, du tonnage maximum des poids lourds à 44 tonnes ?

N. S. : Le passage de 40 à 44 tonnes présente des avantages puisqu'il permettrait d'augmenter la productivité et la compétitivité des entreprises françaises de transport routier. Cependant, je ne suis pas certain que ces gains soient de nature à compenser les nombreux effets pervers d'une telle mesure, qui fragiliserait le fret ferroviaire, déjà très faible, et entraverait la progression du transport combiné qui est le seul moyen de faire face, à long terme, à la croissance des échanges. De plus, je crois que nous devons tenir compte à la fois du coût que cette mesure pourrait avoir sur l'usure de notre réseau routier, de ses incidences en termes de sécurité routière et de ses conséquences sur le changement climatique. Je pense donc que cette décision ne saurait être prise avant d'avoir résolu toutes les difficultés qui lui sont liées.

Vous êtes favorable à l'abrogation des régimes spéciaux de retraite. Même si le CFA (Congé de fin d'activité) n'entre pas dans le même cadre, il permet aux conducteurs routiers de cesser leur activité à 55 ans. Souhaitez-vous maintenir ce droit ?

N. S. : La pénibilité de ce métier plaide pour une possibilité de départ anticipé à la retraite. Mais je veux développer les incitations à travailler au-delà de 55 ans pour les conducteurs qui le peuvent et le souhaitent.
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MessageSujet: Re: L'ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE INQUIÈTENT L'UNOS   Jeu 3 Mai - 19:31

Attendons quand même le résultat des élections et on verra. Les promesses des politiques me laissent toujours perplexes. DE fait dans le cas des camions, à les comprendre: c'est la peste ou le choléra. Impossible d'adopter vite fait des mesures aussi radicales.
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Philippe.R
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MessageSujet: Re: L'ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE INQUIÈTENT L'UNOS   Jeu 3 Mai - 20:26

Que se soit l'un ou l'autre qui soit élu les transporteurs vont devoir mettrent encore une fois la main a la poche et indirectement les consommateurs.

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MessageSujet: Re: L'ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE INQUIÈTENT L'UNOS   Jeu 3 Mai - 21:21

Et bien moi je n'ai pas oublier que royale à été ministre sous Mittérrand et que c'est Mittérand qui a envoyé les char contre les routiers pendant la grève de 1992 c'est le seul d'ailleurs qui a oser envoyer l'armée contre des gens qui travaillent dur.

J'ai toujours l'image de ce pauvre chauffeur à Lyon qui c'est fait braquer par un policier arme au point alors que celui ci était en short et espadrille et aucunement menaçant.

D'accord c'était en 1992 mais les sentiments des socialistes n'ont pas changer depuis cette époque.

Si par malheur Royale passait ce sera la fin définitive du pavillons français en Europe.

C'est elle qui mettra une point final à la glorieuse épopée des routiers du moyens orient et des pays de l'est non seulement par ça haine des camion mais par ces décision économique hasardeuse qui risque fort de ruiner le pays et donc de ralentir considérablement le trafique de marchandise.
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Hélène

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MessageSujet: Re: L'ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE INQUIÈTENT L'UNOS   Lun 7 Mai - 15:54

Et bien Sarko est président. Le temps de l'installation de son siège et on verra dans quelques années ce qui se sera ou pas fait !
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MessageSujet: Re: L'ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE INQUIÈTENT L'UNOS   Lun 7 Mai - 21:52

Pour certaine choses, je pense que Sarko peu amené de bonne chose, c'est sur qu'il est plus expéditif du moins en parole que beaucoup d'autres !

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MessageSujet: Re: L'ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE INQUIÈTENT L'UNOS   Lun 7 Mai - 22:03

Hélène a écrit:
Et bien Sarko est président. Le temps de l'installation de son siège et on verra dans quelques années ce qui se sera ou pas fait !

Espérons que ce ne sera que quelque mois car il a du pain sur la planche.
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MessageSujet: Re: L'ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE INQUIÈTENT L'UNOS   

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